Chine - Départ laborieux pour 2026
Publié le 13 février 2026

L’économie chinoise reste à la peine et les publications macroéconomiques décevantes en ce début d’année 2026. La faiblesse de l’activité n’est pas une grande surprise étant donné que la crise immobilière se prolonge et continue d’éroder toujours davantage la confiance des entreprises mais surtout des ménages chinois.
La crise immobilière se prolonge, sans marquer de réelle inflexion au mois de janvier. Les prix moyens observés dans les 70 plus grandes villes ont baissé de -0,4% sur le mois dans le neuf (vs -0,4% en décembre) et de -0,5% pour les logements existants (vs -0,8% ). Le mouvement reste généralisé à l’ensemble du territoire : seulement 2 provinces sur 70 enregistraient des hausses de prix sur le mois dans l’ancien, et respectivement 5 dans le neuf.
Certains promoteurs appellent à davantage de mesures de la part des autorités afin de juguler le stock de logements disponibles (proche des plus hauts historiques) tandis que les ventes continuent de baisser. D’après S&P, le volume des transactions immobilières devrait continuer de baisser de 10 à 15% en 2026.
La demande de crédit bancaire reste très faible. Le financement social de l’économie sort globalement en ligne à 7 Tr RMB en janvier, mais la dynamique des émissions de dette publique masque la faiblesse du crédit bancaire - toujours bien visible sur cette publication. Sur le mois, le total des nouveaux prêts bancaires s’établit à 4,7 Tr vs 5 Tr attendu. Ce chiffre est en dessous de ceux des mois de janvier au cours des 3 années précédentes, signe d’une demande qui reste en panne sèche. Le volume des prêts bancaires accordés aux ménages a stagné sur 1 an – une première depuis la publication de la statistique. Les prêts aux entreprises à horizon moyen-long terme, reflet de leur appétit à investir, n’affiche qu’une progression relativement faible vs historique.
La nette dégradation de la conjoncture sur la seconde moitié de 2025 n’a pas poussé Pékin à renforcer drastiquement son soutien à l’économie. Au-delà des déclarations d’intentions, peu d’éléments tangibles ont été déployés et l’économie chinoise reste en proie à des faiblesses structurelles. A la veille du nouvel an lunaire, il serait surprenant que les chiffres décevants de ce début d’année changent la donne.

