Date d'effet: 31/08/2026Le mois d’août avait plutôt bien commencé, avec l’espoir du rétablissement de la circulation dans le détroit d’Ormuz. La suite a été plus perturbée, entre nouvelles tensions entre Iran et Etats-Unis, nouveaux droits de douane entre Etats-Unis et Canada notamment, et intensification des bombardements russes sur l’Ukraine alors que le front semble figé. D’un point de vue macro-économique, l’activité reste bien orientée aux Etats-Unis, même si les surprises économiques se dégradent, alors que l’Europe est dans une dynamique plus incertaine.
Face à cette situation, les marchés se sont concentrés sur la fin des publications de résultats et les perspectives données par les entreprises, qui restent positives et en forte croissance.
In fine, Les marchés actions ont atteint de nouveaux sommets en août. Les secteurs de l'or, du « Momo » et de la technologie ont surperformé, tandis que les valeurs « Value », les bons du Trésor et les titres obligataires ont sous-performé.
Cependant, les inquiétudes concernant la « domination budgétaire », la crédibilité de la Fed et la forte hausse des émissions ont entraîné une remontée des taux d'intérêt qui a pesé sur les actions dès le milieu de mois. Ces inquiétudes vont persistées alors que le niveau d’endettement des Etats est élévé et que des échéances électorales significatives sont devant nous (mid-terms, présidentielles françaises, élection en Italie)
En termes de performance sectorielle, les Matériaux tiré par les aurifères, la Tech. poussée par les large cap, l’Energie par la remontée des prix du baril et la Santé où la Medtech se reprend sur des valorisations faibles, affichent les meilleures progressions. A l’inverse, les secteurs plus défensifs et affectées par la hausse des taux ont sous performer, parmi lesquels les Services Publics, l’immobilier, les Télécoms et la consommation courante.
Au cours du mois, le fonds a surperformé son indice de référence. La surpondération du secteur de la Tech., bien que favorable d’un point de vue tendanciel compte tenu des gains absolus enregistrés par ce secteur, a été pénalisée par des positions dont la performance a été inférieure à celle de l’indice de référence du secteur — notamment Samsung Electronics, dont le titre a reculé malgré des résultats supérieurs aux prévisions, les investisseurs s’étant montrés sceptiques quant à la viabilité du marché du matériel dédié à l’IA. La surpondération du secteur industriel a aggravé le recul, les effets d’allocation et de sélection s’étant tous deux avérés négatifs. Dans la Consommation, TJX finit en forte baisse alors qu’un environnement plus promotionnel mets de la pression sur les prix. Du côté positif, les positions concentrées sur ServiceNow, Publicis Groupe et Merck & Co. ont chacune généré des gains significatifs liés à la sélection des titres, soutenus par de solides résultats financiers, des révisions à la hausse des prévisions et des catalyseurs liés au pipeline. La sous-pondération du secteur financier, seul secteur présentant une attribution combinée d’allocation de de stock picking positive, a constitué un tampon marginal, avec une bonne contribution de Mizuho, S&P global et Commerzbank.
En termes de mouvements, nous avons pris de profits sur Merck Inc après sa forte hausse post résultats trimetriels, sur Palo Alto dans la cybersécurité. Nous avons également commencé à alléger notre exposition des valeurs française exposées à la France (Orange, BNP, Société Générale). Enfin, nous avons renforcé nos position en Eaton, Siemens Energy, Infineon et AMD.
L’évolution des marchés pour les prochains mois dépendra évidemment de l’évolution des taux d’intérêt et de la perception du risque associé au niveau de la dette des principales économies mondiales, mais aussi des échéances électorales à venir et du bruit politique qui les entourera. Au niveau micro-économique, la question de la rentabilité des investissements associés à l’intelligence artificielle reste entière, alors que la hausse des amortissements à venir continuera à peser sur les free cash flow. Enfin, au sein des secteurs industriels, les performances inégales de cet été interrogent sur les multiples de valorisation que les investisseurs sont prêts à accorder le bénéfice du doute à des sociétés pour lesquelles la visibilité reste excellente mais qui n’accélèrent plus leur croissance bénéficiaire.