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Au coeur de notre offre... CPR Invest European Strategic Autonomy
Politiques et marchés convergent autour de l’autonomie stratégique : quelles entreprises en tireront un avantage réel ? Damien Mariette, gérant thématique senior chez CPRAM, détaille les mécanismes concrets, les risques à surveiller et les critères qui, selon lui, permettront d’identifier celles qui participeront à cette évolution et en bénéficieront.
Publié le 03 février 2026
Qu’est-ce que « l’autonomie stratégique européenne » et comment
l’investit-on ?
L’autonomie stratégique européenne vise à réduire des dépendances critiques de l’Europe, afin que le continent puisse satisfaire ses besoins essentiels quel que soit le contexte international. Ce n’est pas du protectionnisme : c’est la volonté de reconstituer des capacités industrielles, technologiques et sanitaires localement — puces, énergie, médicaments, alimentation, systèmes de défense — pour limiter les ruptures d’approvisionnement et préserver la marge de manœuvre politique et économique. Pour l’investisseur, cela signifie accompagner des entreprises européennes, qui accompagnent cette dynamique, qui potentiellement bénéficient d’un soutien public durable et d’un marché adressable élargi.
Quels catalyseurs rendent ce thème aujourd’hui investissable ?
Depuis quelques années, des politiques publiques concrètes ont transformé l’intention en pipeline d’investissement : ReArm Europe / Readiness 2030 (annoncé en mars 2025), le Chips Act (2023), le Cyber Resilience Act (2022), le Green Deal (2020) et REPowerEU (2022). Ces politiques créent des commandes, subventions et garanties.
À cela s’ajoutent des relances nationales massives, une montée des budgets de défense et un regain d’intérêt public pour la thématique. Ces leviers contribuent à réduire par exemple le risque lié au lourd capex industriel, rendent certaines trajectoires de croissance plus concrètes, sur les moyen et long termes.
Pourquoi avoir retenu ces cinq piliers (industrie, défense, santé, alimentation, finance) ?
Chaque pilier est selon notre analyse une clef de l’autonomie : l’industrie reconstitue la capacité productive (puces, automatisation, énergie), la défense apporte des carnets de commandes et accélère l’innovation dual‑use, la santé sécurise l’accès aux médicaments et dispositifs essentiels, l’alimentation protège les chaînes alimentaires, et la finance structure les capitaux nécessaires aux projets publics‑privés.
Ensemble, ces dimensions offrent un univers d’investissement large et sélectif : un écosystème d’entreprises européennes, de différents secteurs et capitalisations, offrant la possibilité d’avoir un portefeuille diversifié, et une gestion flexible, tout en contribution à la souveraineté de l’Europe.
Quels risques surveillez‑vous et comment les intégrez‑vous dans la gestion ?
Nous suivons attentivement les valorisations thématiques, les risques d’exécution industrielle, l’évolution réglementaire et la liquidité de marché. Notre gestion est active : nous ajustons les pondérations des titres en portefeuille en fonction des catalyseurs (résultats, perspectives), visons un portefeuille diversifié, effectuons des stress‑tests, et restons opportunistes quant aux IPOs ainsi qu’au segment des valeurs moyennes.
Cette réactivité, combinée à la diversification de notre thème, contribue à expliquer la résilience du fonds lors des récents épisodes volatils.
Quelles perspectives pour les investisseurs et quelle est votre perspective pour 2026 ?
À court‑moyen terme, les secteurs de l’industrie et la défense devraient continuer à être sur le devant de la scène comme l’année précédente. En, les besoins d’électrifications en Europe sont une priorité et le secteur de la défense va bénéficier de l’augmentation des budgets. A plus long terme, la thématique soutient une Europe plus résiliente, moins carbonée, portée par l’IA, le cyber et la transition énergétique.
Pour 2026, nous anticipons que les premières capacités industrielles (premières usines de semi‑conducteurs, livraisons sur contrats de défense, projets énergétiques) basculeront en phase commerciale : le fonds renforcera alors de façon ciblée les positions sur les entreprises capables de convertir ces commandes en cash‑flows visibles, tout en modulant l’exposition pour limiter la volatilité liée aux jalons d’exécution.
Avertissement
Propos recueillis le 03/02/2026. Les commentaires, estimations, points de vue, analyses et projections sur les marchés et leurs évolutions reflètent l’opinion de CPRAM à la date de publication, et n’engagent pas la responsabilité de la société. Les informations fournies n’ont aucune valeur contractuelle, et ne constituent ni conseil ni recommandation en investissement, à l’achat ou à la vente. Elles sont basées sur des sources considérées fiables par CPRAM, ce qui ne garantit pas leur exactitude, pertinence, ou exhaustivité. Cette publication ne peut être reproduite, en totalité ou en partie, ou communiquée à des tiers sans l’autorisation préalable de CPRAM. Sous réserve du respect de ses obligations, CPRAM ne pourra être tenu responsable des conséquences financières ou de quelque nature que ce soit résultant de l’investissement.
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