Le mois de juillet 2026 a été marqué par la fin des négociations et la reprise des hostilités entre l’Iran et les Etats-Unis. En conséquence, le baril de brent a fortement monté sur la première partie du mois, pour atteindre 100 $, avant de baisser légèrement en toute fin de mois, à 89$. In fine, sa progression est de 22% sur le mois, soit la plus forte hausse depuis mars. Le cours de l’or termine le mois quasiment inchangé. L’évolution heurtée des indices d’inflation reflète la volatilité des cours du pétrole. Aux Etats-Unis, l’inflation totale a fortement surpris fortement à la baisse pour juin, à 3,5%, en partie grâce à la baisse des prix de l’énergie ce mois-là mais aussi grâce à la baisse nette et généralisée de l’inflation sous-jacente. En revanche, l’inflation a surpris à la hausse en zone euro en juillet, à 2,9%, à cause du rebond du pétrole.
Plusieurs grandes banques centrales ont tenu leur comité de politique monétaire en juillet mais aucune n'a décidé de modifier sa politique de taux. La BCE a laissé son taux de dépôt inchangé à 2,25% mais a ouvert la porte à une hausse en septembre. Même remarque pour la Banque du Japon. De son côté, la Fed n’a pas changé ses taux directeurs mais elle s’est satisfaite de la hausse des rendements obligataires depuis le comité précédent, en réaction directe aux développements économiques. Surtout, elle a confirmé un changement radical de régime de communication : elle donnera nettement moins d’indications que par le passé.
Coté marchés de taux, les rendements obligataires ont fortement augmenté sur le mois, en bonne part à cause de la remontée du pétrole. In fine, les taux 10 ans américain et allemand ont grimpé d’environ 30 bps sur le mois pour finir à respectivement 4,71% et 3,17%. Au Japon, les taux longs ont légèrement augmenté, le taux 10 ans finissant le mois à 2,75%. En Europe, les spreads de crédit sont restés à peu près inchangés sur le mois, en restant en dessous des niveaux qui prévalaient avant la guerre en Iran.
Côté marchés actions, les indices ont évolué en ordre dispersé. Le S&P 500 a terminé le mois à peu près au même niveau (-0,1%), avec une sous-performance nette du secteur technologique, alors que l’Eurostoxx 600 a progressé de 1,2%. La baisse a été plus importante pour le Nikkei (-8,1% sur le mois) et le MSCI Emerging (-3;3% sur le mois), en raison de la sous-performance globale du secteur technologique. Ainsi, on peut pas parler de "risk off" sur les marchés mais de rotation sectorielle avec une vente du thème large de l'IA pour se repositionner sur d'autre secteurs comme les banques ou la santé. Car côté micro, les résultats du T3 2025 sont la meilleure saison de résultats depuis 3 ans en Europe avec 55% des sociétés qui ont publié au-dessus des attentes, contre 25% en-dessous. Les secteurs affichant les résultats et les révisions haussières les plus solides sont les banques et la tech. Les révisions de bénéfices européens sont à leur plus haut niveau depuis 4 ans. Aux US, 86% des sociétés du S&P 500 ont surpassé les attentes sur les bénéfices, ce qui pourrait constituer la meilleure saison de publications depuis 5 ans.
Sur la baisse du thème de l'IA, nous avons identifié quatre raisons. La montée des modèles open sources et l’optimisation des tokens, avec la crainte que des alternatives moins chères ralentissent la croissance d’OpenAI ou d'Anthropic. Ensuite, les interrogations sur la durée du cycle mémoire. Puis les accords de financement jugés « circulaires », où les fabricants de puces soutiennent financièrement les infrastructures qui achèteront ensuite leurs produits. Enfin, le positionnement était devenu extrêmement crowded, ce qui rendait les semis très vulnérables à la moindre prise de bénéfices. Ainsi, les flux techniques restent un facteur important de la baisse de la Tech. Les ETFs à levier ont généré près de 19bn USD de ventes via les flux short gamma sur le Nasdaq et le Kospi. Le point important est donc que la correction ne reflète pas un effondrement soudain des fondamentaux, mais l’empilement de plusieurs inquiétudes sur un secteur devenu très crowded.
Sur Juillet, CPR Megatrends est en baisse de 2.57% contre -0.12%% pour son indice de référence, le MSCI World (EUR). Nous avons souffert des performances des thématiques à faible tracking error comme CPR Climate Actions et CPR Social Equities qui baissent respectivement de -1.62% et -2.28%. Mais dans ce contexte de rotation thématique, ce sont nos positions liées au thème de l'IA qui ont le plus coûté. CPR AI est en baisse de 7.89% et l'ETF Amundi Semiconductors de 13.8%. Notre panier "AI Power" est en baisse de 5.61%, notre panier "Mémoire" baisse fortement de 27.79%. Nous avons également souffert sur notre exposition aux Energies Renouvelables, réputées comme liées à l'IA, avec KBI Energy Transition en baisse de 7.6%. Seules nos fortes expositions sur les ETFs Amundi S&P World Healthcare et Ishares US Banks rattrapent une partie avec des performances respectives de 0.60% et 2.17%.