Au mois de septembre, le fonds a enregistré une progression de 0,64 %, en retrait de 0,36 % par rapport au MSCI World (+1,00 %). Ce mois de rentrée a été marqué par divers événements macroéconomiques qui ont orienté les investisseurs vers des valeurs cycliques, ainsi qu’un rebond des actions liées à la Chine. Ces mouvements ont pénalisé les secteurs de l’énergie et de la santé, ce dernier représentant la majorité de l’effet d’allocation négatif du mois pour le fonds. En absolu, les gestionnaires d’actifs ont été les principaux contributeurs, bénéficiant d’un momentum positif et d’un bon effet de sélection. Parallèlement, le secteur des loisirs a également contribué positivement. Ces deux dimensions cycliques ont agi comme des tampons face à l’impact négatif subi par la santé. Plus en détail, les loisirs ont profité de la baisse des taux d’intérêt, soutenus par un sentiment dovish de la FED, avec des entreprises comme Lowe’s, ainsi que des sociétés à endettement fort telles les croisières. Le secteur du luxe a également retrouvé de l’élan, porté par des espoirs de reprise de l’activité Chinoise suite aux annonces de stimulus gouvernementaux. Le secteur de la santé a agi comme une poche de financement pour le marché, ainsi les entreprises pharmaceutiques sont les pires contributeurs du mois. Cette situation a été exacerbée par une chute significative de Novo Nordisk, qui a souffert d’un flux d’informations négatives au sujet d'un produit GLP-1 oral en développement, ainsi que par des résultats décevants d’AstraZeneca concernant un produit d’oncologie en phase III. Merck KGaA, malgré la fin de son déstockage des outils de recherche, peine à voir un rebond de ses volumes de ventes. Inspire continue son rebond dans les équipements de santé, et Amplifon décroche de peur de la rentrée d’Apple dans son marché à travers ses airpods qui deviennent des aides auditives grand public. En termes de mouvements, arbitrage de UnitedHealth pour Elevance Health. Vente de Stellantis (avant sa chute) sur des doutes au regard de sa gestion aux US. Renforcement de Whitbread et de Hermès (Point d’entrée). Nouvelles lignes en Pfizer qui s’est stabilisé et prise de position diversifiante dans McKesson.
La surprise majeure du mois fut l’annonce des plans de relance chinois. Le facteur « Chine » touche un grand nombre de secteurs de la cote européenne : du luxe à l’automobile en passant par l’industrie et les matières premières. Si ces plans du gouvernement chinois vont dans la bonne direction, nous pensons qu’en l’absence de réforme plus structurelle, ils ne devraient pas suffire à relancer l’économie chinoise. En conséquence, les mouvements de rebonds récents notamment sur le secteur du luxe nous semblent trop importants. Les chiffres de la « Golden week » nous indiquerons par ailleurs si le choc de confiance souhaité par le gouvernement fonctionne. Il conviendra donc d’être extrêmement sélectif sur notre sélection de titres pour jouer l’exposition chine. Par la suite, viendront les élections américaines. Historiquement les marchés américains progressent après la publication des résultats, l’attentisme préélectorale ayant par définition disparu. Le résultat de l’élection présidentielle, mais surtout le contrôle du sénat, nous donnerons une meilleure idée du scenario à suivre. A une moindre échelle, en France, nous devrions assister à des débats à haut risque sur le budget, permettant, ou non, de diminuer le « risque politique » français par rapport aux autres pays européen. Enfin nous attendrons avec impatience la saison des résultats afin de mesurer l’impact des mauvais indicateurs macros et des tensions géopolitique (Ukraine, Moyen- Orient) sur les résultats des entreprises du 3eme trimestre. Il n’est pas certain, dans ce contexte, que le « changement de leadership » soit confirmé. Bien que nous ayons écarté, pour l’instant, le scenario de hard landing, il ne faudrait pas cumuler les incidences négatives de chacun des thèmes précédents : une victoire de Donald Trump, suivi d’un congrès majoritairement républicain, nous amenant à anticiper une hausse des tarifs douaniers (venant percuter le scenario de relance chinois) et de la dépense publique entrainant potentiellement un retour de l’inflation et une remontée des taux long, qui à partir d’un certain niveau ne pourrait potentiellement impacter les marchés actions, le tout sur fonds d’avertissement sur résultats plus nombreux que prévue. Dans ce contexte, la nature défensive de la stratégie Silver Age retrouverait de son intérêt. En effet le secteur de la santé, qui n’a pas été un « secteur refuge » lors du « trou d’air » de l’été, pourrait retrouver son statut défensif après les élections américaines. Simultanément, les assureurs qui mènent une politique proactive de retour de liquidités aux actionnaires, continuent, notamment en Europe, d’offrir des taux de rendement élevés (>10%).