CPR Silver Age - I ISIN : FR0010838284
CPR Silver Age - I
I(C/D) - FR0010838284
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L'objectif de gestion du fonds consiste à obtenir une performance supérieure à celle des marchés actions européens sur le long terme - 5 ans minimum - en tirant parti de la dynamique des valeurs européennes liées au vieillissement de la population (pharmacie, équipements médicaux, épargne). A titre de diversification, le fonds pourra également, dans la limite de 25%, investir sur des valeurs d'autres zones géographiques.
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Les marchés européens ont progressé en juillet, avec une hausse de +1,16% du Stoxx600, portant sa performance YTD à +9,6%. Cette performance masque néanmoins une nouvelle dégradation de la situation au Moyen-Orient : la reprise des attaques iraniennes contre la navigation, le rétablissement du blocus américain et les nouvelles frappes contre les capacités militaires et logistiques de Téhéran ont de nouveau fortement perturbé le trafic dans le détroit d’Ormuz. Les tensions se sont parallèlement étendues à la mer Rouge, avec plusieurs attaques revendiquées par les Houthis contre des intérêts saoudiens, sans fermeture effective du détroit de Bab el-Mandeb. Le WTI progresse de +21,8% à 84,23$ et le Brent de +23,6% à 90,1$, après avoir brièvement dépassé 100$ en cours de mois. La deuxième quinzaine a également été rythmée par les publications du S1 2026, qui ont provoqué d’importants mouvements individuels dans un marché où les attentes étaient particulièrement élevées.
Cette remontée du pétrole ravive les inquiétudes sur l’inflation et les taux, malgré un CPI américain plus rassurant en juin, en baisse de -0,4% m/m, avec une inflation annuelle ramenée à +3,5% et un core CPI à +2,6%. La BCE maintient son taux de dépôt à 2,25%, mais souligne que les effets complets du choc énergétique restent à venir. La Fed conserve également son corridor à 3,50%-3,75%, avec 3 membres favorables à une hausse de 25bp, tandis que la BoE maintient son taux à 3,75%, également avec trois votes pour un relèvement. En parallèle, le trade « IA » s’est nettement dégonflé : après leurs performances exceptionnelles du S1, les semi-conducteurs subissent un important débouclage des positions, alimenté par des valorisations élevées, les interrogations sur le rendement des investissements des hyperscalers et les progrès chinois dans les équipements de lithographie DUV, malgré des publications encore solides chez la plupart des acteurs.
Sur le plan sectoriel, le pétrole et gaz (+9,1%) signe la meilleure performance, soutenu par la remontée du brut et les perturbations persistantes des flux à Ormuz. Les banques (+6,4%) bénéficient de taux durablement élevés et de résultats du S1 globalement solides, notamment dans les activités de marché et de banque d’investissement. Enfin, personal care (+5,1%) profite d’une rotation vers des activités plus défensives ; le secteur est également animé en fin de mois par l’offre de Couche-Tard sur Zabka (+16,9%) à 32PLN/action valorisant ses fonds propres à environ 7,45Mds€, avec le soutien d’actionnaires représentant près de 57% du capital.
À l’inverse, la technologie (-7,3%) ferme nettement la marche, pénalisée par la correction mondiale du thème IA et la montée en puissance de la chaîne chinoise des semi-conducteurs, à l’image de ASML (-16,7%). Les voyages et loisirs (-4,9%) souffrent du renchérissement du pétrole et du kérosène. Les Telecommunications (-2,6%) sont notamment lestées par Nokia (-31,1%) et SES (-29,2%), cette dernière ayant déçu sur son chiffre d’affaires du T2. Les construction et materiaux (-1,9%) sous-performent également face aux incertitudes sur les coûts des intrants et la demande de construction.
Du côté des valeurs, Rotork (+64,6%) signe la meilleure performance du mois après l’offre recommandée d’ABB (-9,2%) à 503p/action en numéraire, complétée par un dividende pouvant atteindre 3p, valorisant les fonds propres du groupe à environ 4,1Mds£. Adecco (+51,0%) et Randstad (+44,8%) rebondissent avec l’amélioration des perspectives du travail temporaire ; Randstad publie notamment une croissance organique T2 de +1,9%, contre +1,0% attendu, avec un retour à la croissance en Allemagne et une accélération en Amérique du Nord. Teleperformance (+50,1%) rebondit après la forte défiance liée à l’IA, soutenu par l’amélioration séquentielle de l’activité au T2 (-1.2% vs -1.4% et -2.2% au T1) & la confirmation des objectifs 2026.
À la baisse, les semi-conducteurs concentrent l’essentiel des corrections après leur envolée du S1. AT&S (-38,0%), Aixtron (-31,1%) et BE Semiconductor (-30,9%) sont pénalisés par le débouclage des positions liées à l’IA et la correction du secteur, amplifiée par les avancées chinoises dans la lithographie DUV, malgré des commandes T2 en hausse de +129% chez BESI. Nokia (-31,1%) recule dans le même mouvement malgré des résultats supérieurs aux attentes. Enfin, Universal Music Group (-21,2%) est sanctionné après une croissance sous-jacente des revenus d’abonnement limitée à +6,7% au T2, contre +9,4% attendu, ravivant les inquiétudes sur son principal moteur.
Mouvements de portefeuille et analyse de la performance
Le mois de juillet 2026 a inversé, presque terme pour terme, la configuration de juin. Les frappes américaines sur l'Iran du 8 juillet et la reprise des hostilités dans le détroit d'Ormuz ont propulsé le Brent de près de +24 % sur le mois, au-delà de 88 $ le baril, effaçant intégralement la détente observée en juin. Portés par la solidité des publications semestrielles, les marchés européens ont malgré tout progressé, le MSCI Europe gagnant +0,97 %. La hiérarchie sectorielle s'est en revanche radicalement recomposée : ressources de base (+3,5 %), banques (+2,7 %) et aéronautique-défense (+2,6 %) ont dominé, tandis que la santé (−2,2 %) fermait la marche et que les semi-conducteurs européens subissaient une correction brutale dans le sillage des doutes exprimés sur la rentabilité des investissements en intelligence artificielle.
Sur la période du 30 juin au 31 juillet 2026, CPR Silver Age réalise une performance brute de + 0.27 %, contre une progression de +0,97 % pour le MSCI Europe, soit une sous-performance de −0.7 %, ou −70 pb. Celle-ci se décompose en un effet allocation de +0.31 % (+31 pb) et un effet sélection de −1,01 % (−101 pb). La configuration de marché du mois — choc pétrolier, rotation vers l'énergie et les financières, correction de la santé — s'est révélée défavorable au socle thématique du fonds.
Effet allocation et positions hors univers d'investissement
Les titres hors univers d'investissement, qui représente 65,43 % du poids de l'indice, progresse de +1,39 % sur la période, soit un rythme supérieur à celui du benchmark pris dans son ensemble. L'absence totale du portefeuille sur ce segment se traduit mécaniquement par un effet allocation négatif de −0,28 %, soit −28 pb. Ce solde net masque toutefois deux forces de sens contraire d'une ampleur considérable.
Du côté favorable, la déroute des semi-conducteurs européens a puissamment protégé le fonds : la seule absence d'ASML, en repli de −16,59 %, génère +95 pb de performance relative, complétée par Infineon (−24,49 %, +22 pb), Nokia (−30,90 %, +15 pb), Nebius (−31,49 %, +13 pb), Siemens Energy (−11,07 %, +12 pb) et STMicroelectronics (−29,18 %, +10 pb) — soit +167 pb pour ces six seules lignes. Du côté défavorable, le rebond des pétrolières et des grandes banques a coûté cher : Shell (+16,23 %, −24 pb), HSBC (+10,98 %, −23 pb), SAP (+17,67 %, −19 pb), BP (+19,18 %, −13 pb), TotalEnergies (+12,33 %, −12 pb) et BBVA (+10,65 %, −10 pb) constituent les principaux manques à gagner. L'absence structurelle de l'énergie et des grandes capitalisations bancaires demeure ainsi le coût récurrent du parti pris thématique.
Commentaire sectoriel à l'intérieur de l'univers d'investissement
Secteurs ayant le plus contribué positivement à la performance relative
Spécialistes de l'épargne retraite. Le secteur s'impose très largement comme le premier contributeur de la période, avec un effet total de +0,93 % (+93 pb), résultant d'un effet allocation de +1,19 % (+119 pb) partiellement érodé par un effet sélection de −0,26 % (−26 pb). Avec un poids moyen de 31,73 % contre 7,59 % dans l'indice, la surpondération du portefeuille a pleinement joué dans un mois où le virage restrictif des banques centrales et la perspective d'une hausse des taux de la BCE en septembre ont soutenu les anticipations de marges des assureurs-vie et des gestionnaires d'actifs ; le secteur progresse de +5,19 % en portefeuille contre +6,06 % dans l'indice, écart qui explique l'effet sélection négatif. ING Groep s'impose comme le premier contributeur avec une progression de +10,01 %, générant +25 pb de performance relative, la sensibilité de sa marge d'intérêt à la repentification de la courbe ayant été pleinement valorisée. Prudential (+12,11 %, +16 pb), ASR Nederland (+7,33 %, +14 pb) et Allianz (+4,44 %, +11 pb) complètent le tableau. À l'inverse, St. James's Place ressort comme la valeur la plus pénalisante du secteur, en recul de −12,39 % pour −11 pb, dans un contexte de défiance persistante à l'égard de la dynamique de collecte des réseaux de conseil britanniques.
Sécurité. Le secteur constitue le second contributeur positif, mais à un niveau marginal : son effet total de +0,03 % (+3 pb) ne saurait masquer que la contribution positive du mois est, en pratique, presque intégralement concentrée sur les spécialistes de l'épargne retraite. La surpondération, modeste (1,16 % contre 0,39 %), s'est néanmoins révélée payante dans un segment en hausse de +3,96 % en portefeuille contre +2,48 % pour l'indice. ASSA ABLOY, unique position du fonds sur le secteur, constitue l'intégralité de la contribution avec une progression de +3,96 % pour +3 pb.
Secteurs ayant le plus contribué à la sous-performance relative
Pharmacie. Le secteur ressort comme le premier détracteur de la période, avec un effet total de −0,95 % (−95 pb), soit près de quatre cinquièmes du retard total du fonds. La décomposition est doublement défavorable : un effet allocation de −0,48 % (−48 pb), conséquence d'une surpondération de 28,11 % contre 11,61 % dans un secteur en repli, et un effet sélection de −0,46 % (−46 pb), le portefeuille cédant −3,46 % contre −1,88 % pour le compartiment indiciel. La santé européenne a signé la plus mauvaise performance sectorielle du mois, pénalisée par une succession de déconvenues cliniques. AstraZeneca pèse le plus lourd sur la performance relative, en recul de −9,74 % pour −39 pb : l'échec de Wainua, développé avec Ionis Pharmaceuticals, à réduire la mortalité cardiovasculaire dans l'amylose cardiaque à transthyrétine a provoqué une chute d'environ 9 % en une seule séance début juillet, aggravée par l'extension du délai d'examen de la FDA sur le camizestrant. UCB ressort comme le second détracteur (−14,92 %, −23 pb), devant argenx (−8,18 %, −15 pb) et Sandoz (−10,90 %, −13 pb). Seule Roche apporte une contribution positive significative, en hausse de +5,27 % pour +10 pb.
Robotique. Le secteur constitue le deuxième détracteur, avec un effet total de −0,34 % (−34 pb), dont −0,31 % (−31 pb) d'effet allocation et −0,03 % (−3 pb) d'effet sélection. Le portefeuille y maintient un poids moyen de 12,29 % contre 4,48 % dans l'indice, pour une performance de −3,05 % contre −2,81 %. Le mouvement relève moins d'une dégradation des fondamentaux que d'une compression des multiples : les doutes exprimés fin juillet sur la rentabilité des investissements en intelligence artificielle ont frappé indistinctement les équipementiers électriques exposés au thème des centres de données. ABB ressort comme le principal détracteur, en repli de −10,04 % pour −22 pb. Legrand suit de près (−11,04 %, −13 pb), alors même que le groupe publiait le 29 juillet un semestre record — croissance organique de +9,8 %, marge opérationnelle ajustée de 20,8 %, chiffre d'affaires centres de données en progression de plus de 30 % — assorti d'un relèvement de sa prévision annuelle. Schneider Electric, en hausse de +1,47 %, a nettement mieux résisté et contribue positivement à hauteur de +1 pb.
Loisirs — mention complémentaire. À un niveau quasi identique à celui de la robotique, le secteur des loisirs affiche un effet total de −0,33 % (−33 pb) et constitue la première victime sectorielle directe du choc pétrolier. Le portefeuille, surpondéré à 12,01 % contre 2,81 %, cède −2,30 % contre −1,47 % pour l'indice. Accor (−11,68 %, −14 pb), Ryanair (−11,30 %, −8 pb) et IAG (−8,87 %, −6 pb) concentrent les pertes, la remontée du kérosène ayant immédiatement pesé sur les anticipations de marges du transport aérien et de l'hôtellerie. Amadeus (+6,09 %, +3 pb) constitue la principale exception.
Nous n’avons pas effectué de mouvement significatif sur la période
Du point de vue du profil de risque, le bêta du fonds reste sur un point bas à 0.93 tandis que le tracking error diminue légèrement à 5.56%. La décomposition du tracking error reste également inchangée par rapport au mois précédent : la part du risque de sélection reste à 28% du tracking error total, tandis que le risque industrie demeure à 54%, le solde (environ 19%) étant imputable à d’autres composantes telles que le risque pays (3%) et le risque de style (10%).
Perspectives Thématiques
Le calendrier monétaire d'août devrait être plus calme : ni la BCE, qui a maintenu ses taux inchangés le 23 juillet, ni la Réserve fédérale ne se réunissent avant septembre, de sorte que le symposium de Jackson Hole, du 27 au 29 août, concentrera l'essentiel de l'attention avant le FOMC du 16 septembre. Le marché anticipe désormais quasi intégralement une hausse de la BCE en septembre, hypothèse qui ne serait remise en cause qu'en cas de détente marquée des prix de l'énergie ; les projections de l'Eurosystème retiennent une inflation moyenne de 3,0 % en 2026, révisée à la hausse du fait de la trajectoire énergétique, et Christine Lagarde a explicitement alerté sur le risque d'effets de second tour. Le scénario favorable repose sur une désescalade à Ormuz et un reflux du Brent ; le scénario défavorable, sur un Brent durablement au-delà de 90 $, qui contraindrait les banques centrales à durcir davantage et comprimerait les multiples de l'ensemble de la cote européenne.
Le mois est en revanche dense pour la poche assurance et épargne du portefeuille : Allianz publie son rapport semestriel le 7 août, date à laquelle Munich Re confirmera ses résultats définitifs du deuxième trimestre, dont les éléments préliminaires diffusés le 24 juillet faisaient état d'un résultat trimestriel de 2,2 Md€. Les publications semestrielles des assureurs britanniques et néerlandais s'échelonneront sur la seconde quinzaine, avec trois points d'attention : la sensibilité des revenus à la repentification de la courbe, la sinistralité climatique après l'épisode caniculaire de fin juin, et la dynamique de collecte, en particulier chez St. James's Place. Sur la pharmacie, le suivi de la revue de la FDA sur le camizestrant et la reconstitution du pipeline cardiovasculaire d'AstraZeneca après l'échec de Wainua constituent les principaux facteurs de risque.
La conviction sur les spécialistes de l'épargne retraite, premier poste du portefeuille à 31,7 %, sort renforcée du mois : une hausse de la BCE en septembre quasi acquise prolongerait mécaniquement le soutien aux marges d'intérêt et aux revenus récurrents, et le secteur constitue aujourd'hui le principal amortisseur du fonds face à un environnement de taux qui pénalise ses autres composantes. La pharmacie, à 28,1 %, appelle en revanche une vigilance accrue : la sous-performance du mois est désormais largement idiosyncratique — un accident clinique survenu sur la première ligne du portefeuille — plutôt que thématique, ce qui plaide pour le maintien de l'exposition, mais la concentration du risque sur AstraZeneca justifie un suivi rapproché.
Sur la robotique, l'écart entre la qualité de la publication de Legrand et la réaction du titre illustre un décalage de valorisation et non de fondamentaux ; une stabilisation du sentiment sur l'intelligence artificielle constituerait un catalyseur haussier immédiat. Les loisirs demeurent le poste le plus directement corrélé au pétrole : une désescalade dans le détroit d'Ormuz serait, de loin, le catalyseur le plus puissant pour le portefeuille, puisqu'elle jouerait simultanément sur les valeurs de loisirs détenues et sur le coût de notre absence structurelle du secteur énergétique. Au total, le fonds a subi ce mois-ci la conjonction la plus défavorable qui soit — choc pétrolier et accident clinique — sans que la thèse thématique elle-même s'en trouve invalidée ; le bouclier constitué par l'absence de semi-conducteurs, qui a rapporté +167 pb sur les seules six premières lignes concernées, en atteste.
Les marchés européens ont progressé en juillet, avec une hausse de +1,16% du Stoxx600, portant sa performance YTD à +9,6%. Cette performance masque néanmoins une nouvelle dégradation de la situation au Moyen-Orient : la reprise des attaques iraniennes contre la navigation, le rétablissement du blocus américain et les nouvelles frappes contre les capacités militaires et logistiques de Téhéran ont de nouveau fortement perturbé le trafic dans le détroit d’Ormuz. Les tensions se sont parallèlement étendues à la mer Rouge, avec plusieurs attaques revendiquées par les Houthis contre des intérêts saoudiens, sans fermeture effective du détroit de Bab el-Mandeb. Le WTI progresse de +21,8% à 84,23$ et le Brent de +23,6% à 90,1$, après avoir brièvement dépassé 100$ en cours de mois. La deuxième quinzaine a également été rythmée par les publications du S1 2026, qui ont provoqué d’importants mouvements individuels dans un marché où les attentes étaient particulièrement élevées.
Cette remontée du pétrole ravive les inquiétudes sur l’inflation et les taux, malgré un CPI américain plus rassurant en juin, en baisse de -0,4% m/m, avec une inflation annuelle ramenée à +3,5% et un core CPI à +2,6%. La BCE maintient son taux de dépôt à 2,25%, mais souligne que les effets complets du choc énergétique restent à venir. La Fed conserve également son corridor à 3,50%-3,75%, avec 3 membres favorables à une hausse de 25bp, tandis que la BoE maintient son taux à 3,75%, également avec trois votes pour un relèvement. En parallèle, le trade « IA » s’est nettement dégonflé : après leurs performances exceptionnelles du S1, les semi-conducteurs subissent un important débouclage des positions, alimenté par des valorisations élevées, les interrogations sur le rendement des investissements des hyperscalers et les progrès chinois dans les équipements de lithographie DUV, malgré des publications encore solides chez la plupart des acteurs.
Sur le plan sectoriel, le pétrole et gaz (+9,1%) signe la meilleure performance, soutenu par la remontée du brut et les perturbations persistantes des flux à Ormuz. Les banques (+6,4%) bénéficient de taux durablement élevés et de résultats du S1 globalement solides, notamment dans les activités de marché et de banque d’investissement. Enfin, personal care (+5,1%) profite d’une rotation vers des activités plus défensives ; le secteur est également animé en fin de mois par l’offre de Couche-Tard sur Zabka (+16,9%) à 32PLN/action valorisant ses fonds propres à environ 7,45Mds€, avec le soutien d’actionnaires représentant près de 57% du capital.
À l’inverse, la technologie (-7,3%) ferme nettement la marche, pénalisée par la correction mondiale du thème IA et la montée en puissance de la chaîne chinoise des semi-conducteurs, à l’image de ASML (-16,7%). Les voyages et loisirs (-4,9%) souffrent du renchérissement du pétrole et du kérosène. Les Telecommunications (-2,6%) sont notamment lestées par Nokia (-31,1%) et SES (-29,2%), cette dernière ayant déçu sur son chiffre d’affaires du T2. Les construction et materiaux (-1,9%) sous-performent également face aux incertitudes sur les coûts des intrants et la demande de construction.
Du côté des valeurs, Rotork (+64,6%) signe la meilleure performance du mois après l’offre recommandée d’ABB (-9,2%) à 503p/action en numéraire, complétée par un dividende pouvant atteindre 3p, valorisant les fonds propres du groupe à environ 4,1Mds£. Adecco (+51,0%) et Randstad (+44,8%) rebondissent avec l’amélioration des perspectives du travail temporaire ; Randstad publie notamment une croissance organique T2 de +1,9%, contre +1,0% attendu, avec un retour à la croissance en Allemagne et une accélération en Amérique du Nord. Teleperformance (+50,1%) rebondit après la forte défiance liée à l’IA, soutenu par l’amélioration séquentielle de l’activité au T2 (-1.2% vs -1.4% et -2.2% au T1) & la confirmation des objectifs 2026.
À la baisse, les semi-conducteurs concentrent l’essentiel des corrections après leur envolée du S1. AT&S (-38,0%), Aixtron (-31,1%) et BE Semiconductor (-30,9%) sont pénalisés par le débouclage des positions liées à l’IA et la correction du secteur, amplifiée par les avancées chinoises dans la lithographie DUV, malgré des commandes T2 en hausse de +129% chez BESI. Nokia (-31,1%) recule dans le même mouvement malgré des résultats supérieurs aux attentes. Enfin, Universal Music Group (-21,2%) est sanctionné après une croissance sous-jacente des revenus d’abonnement limitée à +6,7% au T2, contre +9,4% attendu, ravivant les inquiétudes sur son principal moteur.
Mouvements de portefeuille et analyse de la performance
Le mois de juillet 2026 a inversé, presque terme pour terme, la configuration de juin. Les frappes américaines sur l'Iran du 8 juillet et la reprise des hostilités dans le détroit d'Ormuz ont propulsé le Brent de près de +24 % sur le mois, au-delà de 88 $ le baril, effaçant intégralement la détente observée en juin. Portés par la solidité des publications semestrielles, les marchés européens ont malgré tout progressé, le MSCI Europe gagnant +0,97 %. La hiérarchie sectorielle s'est en revanche radicalement recomposée : ressources de base (+3,5 %), banques (+2,7 %) et aéronautique-défense (+2,6 %) ont dominé, tandis que la santé (−2,2 %) fermait la marche et que les semi-conducteurs européens subissaient une correction brutale dans le sillage des doutes exprimés sur la rentabilité des investissements en intelligence artificielle.
Sur la période du 30 juin au 31 juillet 2026, CPR Silver Age réalise une performance brute de + 0.27 %, contre une progression de +0,97 % pour le MSCI Europe, soit une sous-performance de −0.7 %, ou −70 pb. Celle-ci se décompose en un effet allocation de +0.31 % (+31 pb) et un effet sélection de −1,01 % (−101 pb). La configuration de marché du mois — choc pétrolier, rotation vers l'énergie et les financières, correction de la santé — s'est révélée défavorable au socle thématique du fonds.
Effet allocation et positions hors univers d'investissement
Les titres hors univers d'investissement, qui représente 65,43 % du poids de l'indice, progresse de +1,39 % sur la période, soit un rythme supérieur à celui du benchmark pris dans son ensemble. L'absence totale du portefeuille sur ce segment se traduit mécaniquement par un effet allocation négatif de −0,28 %, soit −28 pb. Ce solde net masque toutefois deux forces de sens contraire d'une ampleur considérable.
Du côté favorable, la déroute des semi-conducteurs européens a puissamment protégé le fonds : la seule absence d'ASML, en repli de −16,59 %, génère +95 pb de performance relative, complétée par Infineon (−24,49 %, +22 pb), Nokia (−30,90 %, +15 pb), Nebius (−31,49 %, +13 pb), Siemens Energy (−11,07 %, +12 pb) et STMicroelectronics (−29,18 %, +10 pb) — soit +167 pb pour ces six seules lignes. Du côté défavorable, le rebond des pétrolières et des grandes banques a coûté cher : Shell (+16,23 %, −24 pb), HSBC (+10,98 %, −23 pb), SAP (+17,67 %, −19 pb), BP (+19,18 %, −13 pb), TotalEnergies (+12,33 %, −12 pb) et BBVA (+10,65 %, −10 pb) constituent les principaux manques à gagner. L'absence structurelle de l'énergie et des grandes capitalisations bancaires demeure ainsi le coût récurrent du parti pris thématique.
Commentaire sectoriel à l'intérieur de l'univers d'investissement
Secteurs ayant le plus contribué positivement à la performance relative
Spécialistes de l'épargne retraite. Le secteur s'impose très largement comme le premier contributeur de la période, avec un effet total de +0,93 % (+93 pb), résultant d'un effet allocation de +1,19 % (+119 pb) partiellement érodé par un effet sélection de −0,26 % (−26 pb). Avec un poids moyen de 31,73 % contre 7,59 % dans l'indice, la surpondération du portefeuille a pleinement joué dans un mois où le virage restrictif des banques centrales et la perspective d'une hausse des taux de la BCE en septembre ont soutenu les anticipations de marges des assureurs-vie et des gestionnaires d'actifs ; le secteur progresse de +5,19 % en portefeuille contre +6,06 % dans l'indice, écart qui explique l'effet sélection négatif. ING Groep s'impose comme le premier contributeur avec une progression de +10,01 %, générant +25 pb de performance relative, la sensibilité de sa marge d'intérêt à la repentification de la courbe ayant été pleinement valorisée. Prudential (+12,11 %, +16 pb), ASR Nederland (+7,33 %, +14 pb) et Allianz (+4,44 %, +11 pb) complètent le tableau. À l'inverse, St. James's Place ressort comme la valeur la plus pénalisante du secteur, en recul de −12,39 % pour −11 pb, dans un contexte de défiance persistante à l'égard de la dynamique de collecte des réseaux de conseil britanniques.
Sécurité. Le secteur constitue le second contributeur positif, mais à un niveau marginal : son effet total de +0,03 % (+3 pb) ne saurait masquer que la contribution positive du mois est, en pratique, presque intégralement concentrée sur les spécialistes de l'épargne retraite. La surpondération, modeste (1,16 % contre 0,39 %), s'est néanmoins révélée payante dans un segment en hausse de +3,96 % en portefeuille contre +2,48 % pour l'indice. ASSA ABLOY, unique position du fonds sur le secteur, constitue l'intégralité de la contribution avec une progression de +3,96 % pour +3 pb.
Secteurs ayant le plus contribué à la sous-performance relative
Pharmacie. Le secteur ressort comme le premier détracteur de la période, avec un effet total de −0,95 % (−95 pb), soit près de quatre cinquièmes du retard total du fonds. La décomposition est doublement défavorable : un effet allocation de −0,48 % (−48 pb), conséquence d'une surpondération de 28,11 % contre 11,61 % dans un secteur en repli, et un effet sélection de −0,46 % (−46 pb), le portefeuille cédant −3,46 % contre −1,88 % pour le compartiment indiciel. La santé européenne a signé la plus mauvaise performance sectorielle du mois, pénalisée par une succession de déconvenues cliniques. AstraZeneca pèse le plus lourd sur la performance relative, en recul de −9,74 % pour −39 pb : l'échec de Wainua, développé avec Ionis Pharmaceuticals, à réduire la mortalité cardiovasculaire dans l'amylose cardiaque à transthyrétine a provoqué une chute d'environ 9 % en une seule séance début juillet, aggravée par l'extension du délai d'examen de la FDA sur le camizestrant. UCB ressort comme le second détracteur (−14,92 %, −23 pb), devant argenx (−8,18 %, −15 pb) et Sandoz (−10,90 %, −13 pb). Seule Roche apporte une contribution positive significative, en hausse de +5,27 % pour +10 pb.
Robotique. Le secteur constitue le deuxième détracteur, avec un effet total de −0,34 % (−34 pb), dont −0,31 % (−31 pb) d'effet allocation et −0,03 % (−3 pb) d'effet sélection. Le portefeuille y maintient un poids moyen de 12,29 % contre 4,48 % dans l'indice, pour une performance de −3,05 % contre −2,81 %. Le mouvement relève moins d'une dégradation des fondamentaux que d'une compression des multiples : les doutes exprimés fin juillet sur la rentabilité des investissements en intelligence artificielle ont frappé indistinctement les équipementiers électriques exposés au thème des centres de données. ABB ressort comme le principal détracteur, en repli de −10,04 % pour −22 pb. Legrand suit de près (−11,04 %, −13 pb), alors même que le groupe publiait le 29 juillet un semestre record — croissance organique de +9,8 %, marge opérationnelle ajustée de 20,8 %, chiffre d'affaires centres de données en progression de plus de 30 % — assorti d'un relèvement de sa prévision annuelle. Schneider Electric, en hausse de +1,47 %, a nettement mieux résisté et contribue positivement à hauteur de +1 pb.
Loisirs — mention complémentaire. À un niveau quasi identique à celui de la robotique, le secteur des loisirs affiche un effet total de −0,33 % (−33 pb) et constitue la première victime sectorielle directe du choc pétrolier. Le portefeuille, surpondéré à 12,01 % contre 2,81 %, cède −2,30 % contre −1,47 % pour l'indice. Accor (−11,68 %, −14 pb), Ryanair (−11,30 %, −8 pb) et IAG (−8,87 %, −6 pb) concentrent les pertes, la remontée du kérosène ayant immédiatement pesé sur les anticipations de marges du transport aérien et de l'hôtellerie. Amadeus (+6,09 %, +3 pb) constitue la principale exception.
Nous n’avons pas effectué de mouvement significatif sur la période
Du point de vue du profil de risque, le bêta du fonds reste sur un point bas à 0.93 tandis que le tracking error diminue légèrement à 5.56%. La décomposition du tracking error reste également inchangée par rapport au mois précédent : la part du risque de sélection reste à 28% du tracking error total, tandis que le risque industrie demeure à 54%, le solde (environ 19%) étant imputable à d’autres composantes telles que le risque pays (3%) et le risque de style (10%).
Perspectives Thématiques
Le calendrier monétaire d'août devrait être plus calme : ni la BCE, qui a maintenu ses taux inchangés le 23 juillet, ni la Réserve fédérale ne se réunissent avant septembre, de sorte que le symposium de Jackson Hole, du 27 au 29 août, concentrera l'essentiel de l'attention avant le FOMC du 16 septembre. Le marché anticipe désormais quasi intégralement une hausse de la BCE en septembre, hypothèse qui ne serait remise en cause qu'en cas de détente marquée des prix de l'énergie ; les projections de l'Eurosystème retiennent une inflation moyenne de 3,0 % en 2026, révisée à la hausse du fait de la trajectoire énergétique, et Christine Lagarde a explicitement alerté sur le risque d'effets de second tour. Le scénario favorable repose sur une désescalade à Ormuz et un reflux du Brent ; le scénario défavorable, sur un Brent durablement au-delà de 90 $, qui contraindrait les banques centrales à durcir davantage et comprimerait les multiples de l'ensemble de la cote européenne.
Le mois est en revanche dense pour la poche assurance et épargne du portefeuille : Allianz publie son rapport semestriel le 7 août, date à laquelle Munich Re confirmera ses résultats définitifs du deuxième trimestre, dont les éléments préliminaires diffusés le 24 juillet faisaient état d'un résultat trimestriel de 2,2 Md€. Les publications semestrielles des assureurs britanniques et néerlandais s'échelonneront sur la seconde quinzaine, avec trois points d'attention : la sensibilité des revenus à la repentification de la courbe, la sinistralité climatique après l'épisode caniculaire de fin juin, et la dynamique de collecte, en particulier chez St. James's Place. Sur la pharmacie, le suivi de la revue de la FDA sur le camizestrant et la reconstitution du pipeline cardiovasculaire d'AstraZeneca après l'échec de Wainua constituent les principaux facteurs de risque.
La conviction sur les spécialistes de l'épargne retraite, premier poste du portefeuille à 31,7 %, sort renforcée du mois : une hausse de la BCE en septembre quasi acquise prolongerait mécaniquement le soutien aux marges d'intérêt et aux revenus récurrents, et le secteur constitue aujourd'hui le principal amortisseur du fonds face à un environnement de taux qui pénalise ses autres composantes. La pharmacie, à 28,1 %, appelle en revanche une vigilance accrue : la sous-performance du mois est désormais largement idiosyncratique — un accident clinique survenu sur la première ligne du portefeuille — plutôt que thématique, ce qui plaide pour le maintien de l'exposition, mais la concentration du risque sur AstraZeneca justifie un suivi rapproché.
Sur la robotique, l'écart entre la qualité de la publication de Legrand et la réaction du titre illustre un décalage de valorisation et non de fondamentaux ; une stabilisation du sentiment sur l'intelligence artificielle constituerait un catalyseur haussier immédiat. Les loisirs demeurent le poste le plus directement corrélé au pétrole : une désescalade dans le détroit d'Ormuz serait, de loin, le catalyseur le plus puissant pour le portefeuille, puisqu'elle jouerait simultanément sur les valeurs de loisirs détenues et sur le coût de notre absence structurelle du secteur énergétique. Au total, le fonds a subi ce mois-ci la conjonction la plus défavorable qui soit — choc pétrolier et accident clinique — sans que la thèse thématique elle-même s'en trouve invalidée ; le bouclier constitué par l'absence de semi-conducteurs, qui a rapporté +167 pb sur les seules six premières lignes concernées, en atteste.
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L'objectif de gestion du fonds consiste à obtenir une performance supérieure à celle des marchés actions européens sur le long terme - 5 ans minimum - en tirant parti de la dynamique des valeurs européennes liées au vieillissement de la population (pharmacie, équipements médicaux, épargne). A titre de diversification, le fonds pourra également, dans la limite de 25%, investir sur des valeurs d'autres zones géographiques.
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