Date d'effet: 30/09/2026Performance
En septembre 2026, l’indice MSCI Marchés Emergents affiche une performance de +1,69%, surperformant ainsi l’indice MSCI Monde qui progresse de +1,05%. Les indices régionaux des principaux pays émergents ont majoritairement évolué à la baisse. Parmi les bonnes performances, Taïwan enregistre la meilleure performance à +6,48%, suivi par le Brésil et la Corée à respectivement +5,49% et +5,36%. La Pologne progresse également de +3,58%. À l’inverse, l’Afrique du Sud et la Turquie subissent les plus fortes baisses, à -6,83% et -6,78%. Le Chili, l’Indonésie, la République tchèque, la Hongrie, l’Inde, le Mexique, les Philippines et la Thaïlande enregistrent aussi des performances négatives comprises entre -1,12% et -5,45%. La Chine clôture le mois à -2,40%. Performances exprimées en euros.
Faits marquants sur le mois
Malgré les vents contraires s'accumulant, tels que les rendements des marchés développés à des niveaux historiques, la hausse des prix du pétrole et un dollar en progression, la performance des marchés émergents est restée relativement stable, soutenue par le secteur de l'intelligence artificielle. Une reprise mondiale des échanges liés à l'intelligence artificielle a permis à Taïwan et à la Corée de surperformer l'indice MSCI Marchés Emergents. La résilience dans le secteur technologique s'explique par la confirmation d'une pénurie persistante de matériel, probablement appelée à s'aggraver jusqu'en 2027, malgré des préoccupations croissantes concernant la réglementation accrue des modèles d'intelligence artificielle les plus avancés. Sur le plan macroéconomique, le rendement des obligations américaines à dix ans a augmenté de 53 points de base pour atteindre 5,29%, tandis que les rendements des marchés développés mondiaux ont également progressé de 34 points de base. La Fed a relevé son taux directeur de 25 points de base lors de la réunion de septembre et a indiqué qu'une nouvelle hausse cette année serait appropriée.
Bilan des principales positions sur le mois
En septembre 2026, la performance du fonds s’établit à +1,21%, contre +1,69% pour l’indice de référence.
D’un point de vue factoriel, Le facteur Alpha Blend à un impact légèrement négatif avec une contribution d’environ -0,04%, tandis que le facteur Alpha Défensif affiche une contribution neutre à +0,01%. L’analyse des sources de performance relative révèle un effet sectoriel positif, porté par la santé et la consommation courante, mais négatif dans les services aux collectivités et l’énergie. L’effet pays est négatif, malgré une bonne contribution de l’Afrique du Sud et Taïwan, contrebalancée par le Brésil et le Mexique. L’effet taille de capitalisation est positif.
Parmi les titres, ASPEED Technology (surpondéré, +19%), Mediatek (surpondéré, +27,8%), Taishin Financial Holdings (surpondéré, +10,9%) et ASE Technology Holding (surpondéré, +22,7%) sont des contributeurs positifs à la performance relative. En revanche, Taiwan Semiconductor Manufacturing (sous-pondéré), King Slide Works (sous-pondéré), Tata Consultancy Services (surpondéré, -11,9%) et RHB Bank (surpondéré, -11,1%) pénalisent la performance.
Perspectives pour le mois suivant
Les perspectives de marché pour fin 2026 anticipent un environnement plus inflationniste et géopolitiquement fragile, sans risque financier généralisé. La montée des tensions au Moyen-Orient entre États-Unis et Iran a fait grimper les prix du pétrole, renforçant l’inflation et la prudence des banques centrales. Les marchés ont absorbé les précédentes tensions sur liquidités, spreads et prix des titres retournant près de la normale. Les politiques monétaires restent restrictives avec des taux élevés, la Fed, la BCE et la Banque du Japon normalisent ou augmentent encore les taux. L’inflation reste au-dessus des objectifs, surtout aux États-Unis et en Europe, où le risque de pénurie de gaz pèse sur la croissance. Les rendements obligataires restent élevés et la volatilité macroéconomique intense. L’investissement reste modérément favorable au risque, préférant actions, notamment aux États-Unis, Japon et segments européens résistants, ainsi que le crédit investment grade et convertibles. Les émergents sont abordés sélectivement avec surpondération de certains pays et prudence sur dollar et euro. La montée des dépenses liées à l’intelligence artificielle soutient l’investissement et les émissions tout en posant des risques de valorisation et financement.