Date d'effet: 30/09/2026Les marchés boursiers mondiaux ont connu un mois de septembre difficile, les pressions inflationnistes liées à l'énergie et la hausse des rendements obligataires pesant sur le moral des investisseurs dans toutes les régions. Les banques centrales ont adopté des positions de plus en plus restrictives, tandis que l'investissement dans l'IA est resté un moteur clé de la performance des actions, parallèlement aux inquiétudes croissantes concernant les contraintes d'infrastructure et les risques de sécurité. La volatilité politique et les tensions géopolitiques liées au conflit en Iran ont continué d'assombrir les perspectives.
Les actions américaines ont terminé le mois de septembre en baisse pour la plupart ; l'indice Russell 2000 a enregistré son plus fort recul mensuel depuis mars 2025 et le DJIA a connu sa chute la plus marquée depuis le début de l'année. Les marchés ont été influencés par la première hausse des taux de la Fed en trois ans, les commentaires restrictifs tenus à l'issue de la réunion renforçant les anticipations d'un nouveau resserrement monétaire. Les principaux indicateurs économiques ont surpris à la hausse : les créations d'emplois hors secteur agricole ont atteint 162 000 (contre un consensus d'environ 55 000), les ventes au détail sous-jacentes ont bondi de 1,4 % et l'indice PMI composite de septembre a atteint son plus haut niveau depuis juillet 2021. Toutefois, les pressions sur les prix se sont intensifiées, sur fond de graves goulots d'étranglement dans les chaînes d'approvisionnement. La croissance des bénéfices du troisième trimestre était attendue à près de 30 %, prolongeant ainsi une série de huit trimestres consécutifs de croissance à deux chiffres. Le segment de l'IA a largement surperformé, porté par la dynamique de l'IA « agentique » (IA autonome).
Les marchés boursiers européens ont enregistré leur première baisse mensuelle en six mois, sous la pression de prix de l'énergie élevés et de la hausse des rendements. La BCE a relevé ses taux de 25 points de base en adoptant un ton restrictif et a révisé ses prévisions d'inflation, l'indice global des prix à la consommation (IPC) ne devant pas revenir à sa cible de 2 % avant fin 2027. Malgré ces vents contraires, la croissance du PIB de la zone euro au deuxième trimestre a été révisée à la hausse (à 0,6 %) et l'indice PMI composite a témoigné de l'expansion la plus rapide depuis plus de trois ans. Les indicateurs britanniques ont été plus faibles, avec un ralentissement des indices PMI et une confiance des consommateurs qui est restée fragile. Sur le plan politique, la CDU allemande a réalisé une contre-performance lors des élections régionales, suscitant des interrogations sur l'avenir du chancelier Merz, tandis que le risque politique français s'est intensifié, l'écart de rendement entre les obligations françaises et allemandes à 10 ans atteignant son niveau le plus élevé depuis 2012.
CPR Hydrogen a sous performé les marchés de 2.5% en septembre avec une performance de -1.4% contre +1.1% pour le MSCI ACWI. L’absence de valeurs technologiques, soutenues par l’avènement de l’IA agentique, a couté -180 bps tandis que la levée de boucliers contre le développement des infrastructures a pénalisé les valeurs industrielles qui coutent -70 bps et l’élévation des taux d’intérêt a pénalisé les services aux collectivités qui coutent -90bps. L’absence de financières pénalisés par les hausse de taux n’aura que partiellement compensé (+65bps). En particulier, on notera la contreperformance de CATL (-18%) pénalisé en Chine par l’introduction d’une nouvelle taxe sur la consommation de lithium et à l’international, par le renforcement des interdictions d’importations d’équipements chinois aux Etats Unis. Aussi, BYD a baissé de 11% en raison du ralentissement et de l’intensification de la concurrence du marché chinois (baisses de prix et nouvelle technologie de recharge rapide de Geely) et de l’augmentation des tensions géopolitiques et réglementaires (menaces de droits de douanes supplémentaires en Europe). Finalement, si la performance de CPR Invest Hydrogen reste largement positive à fin septembre (+14.9%), le fonds a sous performé les marchés internationaux de 9% au T3, rendant légèrement plus que la surperformance accumulée sur les 6 premiers mois de l’année. Cette inversion du Trade momentum sur les infrastructures de l’IA est essentiellement liée à l’opposition marquée à leur développement dans le cadre de la campagne des élections de mi mandat aux Etats Unis.
A ce stade, nous pensons que la sous performance accumulée est en passe d’être épuisée car : les valorisations sont revenues à des niveaux raisonnables, les publications du T3 attesteront des impacts limités voire nulles sur les carnets de commandes des sociétés concernées, et surtout, ces entreprises s’attacheront à expliquer que la dynamique nouvelle qu’elles connaissent, et qui a fait globalement passer leur croissance organique d’une niveau MSG vers HSD voire low DD, a été déclenchée par le développement des infras d’IA, mais sera entretenue par une conjonction de tendances qui mêlent des enjeux d’indépendances énergétiques et de digitalisation telles que : ré industrialisation, hausse de l’électrification du bâtiment pour son chauffage (pompes à chaleur) et son refroidissement (air conditionné) et électrification du parc automobile (accélérée par la hausse du prix du diesel). Pour ces raisons profondes et durables, si la première vague d’accélération (liée aux infra IA) est passée et qu’une normalisation s’en est suivie, une nouvelle vague, moins forte peut être mais durable va suivre.