Le 19 août 2026, Moderna et Merck ont annoncé des résultats positifs pour l’essai de Phase III INTerpath-001, évaluant le vaccin anticancéreux personnalisé à ARNm intismeran autogène (mRNA-4157/V940) en association avec le Keytruda, chez des patients atteints d’un mélanome de stade IIB-IV après résection chirurgicale complète, l’étude ayant atteint son critère principal de survie sans récidive. Un critère secondaire clé, la survie sans métastase à distance, a également été atteint, avec des améliorations jugées statistiquement significatives et cliniquement pertinentes par rapport au Keytruda seul, sans nouveau signal de sécurité détecté. Il s’agit du premier essai randomisé de Phase III démontrant le bénéfice clinique de cette classe de vaccins « néoantigènes », une validation majeure pour la plateforme ARNm au-delà du champ vaccinal infectieux. Les données détaillées n’ont pas encore été communiquées et seront présentées lors d’un prochain congrès médical, étape clé avant un possible dépôt réglementaire.
Le mois d'août a été marqué par le rebond de la technologie (+6%) suite aux publications autour de l’IA qui ont renouvelé l’intérêt pour ce secteur. Les matériaux ont également fortement progressé, de près de 10 %, soutenus par la hausse de l’or et des valeurs aurifères. À l’inverse, la tension sur les marchés obligataires a pesé sur les secteurs des utilities et de l’immobilier. Dans ce contexte, le fonds a affiché une performance de +0,1%, sous-performant le MSCI World de 1,5%. Cette sous-performance provient d’abord d’un biais structurel, à savoir l’absence de position sur la technologie. La non-exposition aux matériaux a également pesé dans un marché porté par les valeurs aurifères. Dans la santé, notre forte surpondération a bien amorti le mouvement de marché, mais avec un effet sélection négatif. La Medtech a plutôt bien réagi aux récentes publications, notamment avec Alcon (+6%), Abott (+4%) ou encore Intuitive Surgical (+4%). Les assureurs santé ont en revanche été pénalisés, à l’image d’UnitedHealth (-6%), au profit de la Medtech. La pharma a également bien résisté, avec notamment Johson & Johnson (+4%) et Merck (+13%) après l’annonce par Moderna d’un vaccin contre le mélanome, qui a également soutenu les life sciences tools comme Thermo Fisher (+7%). A l’inverse, AstraZeneca (-4%) a été pénalisée par des rumeurs de fusion avec Bristol Myers. Enfin, la consommation discrétionnaire a été affectée par la hausse du pétrole et la remontée des taux longs américains, pénalisant particulièrement les croisiéristes comme Royal Caribbean (-15%) ou Carnival (-13%). En termes de mouvements, le principal fait marquant a été une réduction nette du risque France. Nous avons notamment substitué Accor au profit d’InterContinental afin de conserver l’exposition au thème hôtelier tout en diminuant le risque pays. De la même façon, Axa a été arbitrée notamment au bénéfice d’ASR Nederland et d’Allianz.
Le calendrier monétaire de septembre sera, à l’inverse de celui d’août, particulièrement dense : la BCE se réunira le 10 septembre et le FOMC le 16 septembre. Le ton adopté à Jackson Hole par Kevin Warsh, président de la Réserve fédérale, qui a explicitement envisagé un resserrement supplémentaire en l’absence de convergence suffisante de l’inflation vers l’objectif de 2 %, ainsi que les avertissements d’Isabel Schnabel sur l’improbabilité d’un retour de l’inflation à la cible avec les niveaux de taux actuels, laissent peu de doute quant à l’orientation restrictive du discours des banques centrales. L’inflation allemande, à 2,9 %, et le rendement du Bund, remonté à 3,32 %, son plus haut niveau depuis quinze ans, en constituent la traduction sur les marchés. Le scénario favorable repose sur une désescalade effective dans le détroit d’Ormuz et sur un reflux durable du Brent sous 80 dollars, qui permettraient aux banques centrales de temporiser. Le scénario défavorable repose, à l’inverse, sur la poursuite des tensions obligataires, susceptible de comprimer davantage les multiples des valeurs de croissance à duration longue, qui constituent précisément le cœur de l’exposition du fonds hors valeurs financières. Sur le plan microéconomique, septembre constitue un mois de transition entre les publications semestrielles et la saison des résultats du troisième trimestre. Plusieurs échéances méritent néanmoins une attention particulière. Dans la pharmacie, le suivi de l’examen du camizestrant par la FDA et la reconstitution du pipeline cardiovasculaire d’AstraZeneca demeurent les principaux facteurs de risque. Parallèlement, la dynamique commerciale de Vyvgart chez argenx conditionnera la reproductibilité de la contribution enregistrée en août. Carnival publie traditionnellement ses résultats du troisième trimestre fiscal à la fin du mois de septembre. L’évolution du prix du carburant et une éventuelle révision de ses prévisions annuelles constitueront les principaux points d’attention. Enfin, un catalyseur extérieur au portefeuille demeure particulièrement important : la poursuite des anticipations sur les dépenses d’investissement dans l’intelligence artificielle. Une nouvelle accélération de ces dépenses pourrait continuer de peser sur la performance relative du fonds et rappelle sa vulnérabilité structurelle aux rotations en faveur des grandes capitalisations technologiques, dont il est très faiblement exposé par construction.