Date d'effet: 30/09/2026Faits marquants sur le mois
Le mois de septembre 2026 a été marqué par le retour des grandes banques centrales au resserrement monétaire : en l’espace d’une semaine, la BCE, la Fed et la BoJ ont toutes les trois relevé leurs taux directeurs de 25 bps, ce qui constitue une première pour ces trois banques centrales au cours d’un même mois. Ce mouvement est intervenu dans un contexte de prix élevés de l’énergie. En effet, le conflit entre l’Iran et les Etats-Unis s’est de nouveau intensifié en début de mois, avec des attaques de part et d’autre contre des navires à proximité du détroit d’Ormuz. Le baril de brent a ainsi repassé la barre des 100 $ le 9 septembre, pour la première fois depuis juillet, avant de refluer légèrement pour finir le mois en hausse de 16% à 104 $. Notons que les deux camps semblent avoir initié des discussions au sujet d’un éventuel accord.
Les indices d’inflation publiés en septembre, portant sur le mois d’août, ont confirmé la divergence entre les deux côtés de l’Atlantique. En zone euro, l’inflation totale a nettement accéléré, à 3,2% contre 2,9% en juillet, soit son plus haut niveau depuis septembre 2023, tirée par une nouvelle accélération de la composante énergie (+14,3% sur un an). Aux Etats-Unis, l’inflation totale (CPI) est restée stable à 3,4% sur un an. Les indicateurs d’activité ont une nouvelle fois témoigné de la résilience des économies développées face aux prix élevés de l’énergie. Le 16 septembre, la Fed a relevé à l’unanimité la fourchette cible des fed funds de 25 bps, à 3,75/4%, soit sa première hausse de taux depuis 2023. Kevin Warsh a présenté cette décision comme le « retrait d’une dose d’accommodation » plutôt que comme un durcissement. Enfin, la BoJ a relevé son principal taux directeur de 25 bps, à 1,25%, soit son plus haut niveau depuis 1995.
En conséquence, les rendements obligataires ont fortement augmenté sur le mois, sous l’effet combiné de la hausse du pétrole et du resserrement monétaire. Le taux 10 ans américain a gagné environ 50 bps sur le mois, pour finir autour de 5,28%, soit son plus haut niveau depuis 2007. Les marchés actions ont marqué le pas en septembre, pénalisés par la remontée des taux longs. Le S&P 500 termine le mois à peu près inchangé (-0,8% environ), alors que le secteur financier a nettement sous-performé (-7,3% sur le mois, sa pire performance mensuelle depuis mars 2023).
Bilan des principales positions du mois
Le fonds affiche une sous-performance face à son indice de référence.
Nous notons un effet sectoriel négatif, avec pourtant une bonne contribution des Services aux collectivités et Matériaux mais négative dans les secteurs Technologie et Consommation discrétionnaire. Nous observons également un effet positif de notre facteur blend, avec une contribution autour de 0.15%, et dans le même temps notons un effet modéré du facteur défensif affichant une contribution de -0.04%. L'effet taille de capitalisation a été négatif.
Sur la période sous revue, nous étions surpondérés sur le facteur qualité et souspondérés sur le facteur volatilité.
Au niveau des valeurs, nous retrouvons de très bons contributeurs à la performance comme Advantest Corp. (OW, 16.6%), Leopalace21 (OW, 65.3%), Keyence (UW, 1.7%), Nintendo Co., Ltd. (UW, -7.8%).
A l'opposé, les valeurs suivantes nous ont pénalisés: SoftBank Group Corp. (UW, 34.6%), Recruit Holdings Co.Ltd. (OW, -3.9%), Suzuki Motor Corp (OW, -4.9%), Murata Manufacturing Co., Ltd. (UW, 24.1%).
Voici les principales opérations réalisées sur la période: nous avons acheté allégé Advantest Corp./Tokyo Electron Ltd/Fujikura.
Perspectives pour le mois suivant
Concernant les perspectives de marché, le message principal est que la fin de l’année 2026 s’oriente vers un environnement plus exposé à l’inflation et plus fragile sur le plan géopolitique, sans pour autant annoncer de risque financier généralisé. Le principal moteur est la recrudescence des tensions au Moyen-Orient entre les États-Unis et l’Iran, qui a fait monter les prix du pétrole, accentué les pressions inflationnistes et rendu les banques centrales plus prudentes. Dans le même temps, plusieurs notes indiquent que les marchés ont largement absorbé les précédents épisodes de tension sur les liquidités, les spreads et les prix des ETF étant revenus à des niveaux proches de la normale, tandis que la plupart des marges de sécurité des fonds et des émetteurs demeurent encore saines.
Sur le plan des politiques monétaires, l’anticipation dominante est celle de taux durablement plus élevés, même si la trajectoire varie selon les régions. La Fed, la BCE et la BoJ sont toutes décrites comme restrictives ou en phase de normalisation, certaines sources évoquant même de nouvelles hausses de taux en septembre 2026. Cela dessine un environnement dans lequel les rendements obligataires restent élevés, le rôle traditionnel des obligations souveraines comme “filet de sécurité” en cas de récession est plus faible, et la volatilité macroéconomique devrait rester élevée.
Malgré ces vents contraires, l’orientation d’investissement demeure modérément favorable au risque, en particulier sur les actions et le crédit. Les actions mondiales sont globalement vues positivement, avec une préférence pour les États-Unis et le Japon, et en Europe pour les segments moins exposés à la faiblesse de la consommation. Au niveau sectoriel, les banques, l’industrie, les technologies de l’information, le style value et la qualité sont privilégiés, tandis que l’immobilier et les secteurs de consommation apparaissent moins attractifs.