Date d'effet: 31/07/2026Faits marquants sur le mois
Juillet 2026 a été dominé par la reprise des tensions géopolitiques entre l’Iran et les États-Unis, dans un contexte de fin des négociations. Cette évolution a entraîné une nette hausse du prix du Brent en première partie de mois, jusqu’à 100 dollars le baril, avant un léger repli en fin de période à 89 dollars. Aux États-Unis, l’inflation totale de juin a surpris à la baisse, à 3,5 %, bénéficiant de la baisse des prix de l’énergie et d’un ralentissement plus généralisé de l’inflation sous-jacente. En zone euro, l’inflation de juillet a au contraire surpris à la hausse, à 2,9 %, sous l’effet du rebond des prix de l’énergie.
Aux États-Unis, les indices ISM manufacturier et services ont légèrement reflué en juin, à 53 et 54, tout en restant compatibles avec une croissance proche de 2 %. En revanche, le rapport sur l’emploi de juin a été décevant et a ravivé les interrogations sur la solidité des trois publications précédentes, qui avaient été sensiblement supérieures aux attentes.
Au Japon, les enquêtes d’activité restent bien orientées, avec un PMI manufacturier à 54,7 et un PMI services à 51,9. À l’inverse, la Chine continue de se démarquer défavorablement, la dégradation de la conjoncture s’étant accentuée en juillet, avec un PMI composite à son plus bas niveau depuis 2022.
Sur le plan monétaire, les principales banques centrales ont maintenu leurs taux inchangés.
Les marchés actions ont évolué de manière contrastée. Le S&P 500 est resté quasi stable (-0,1 %), pénalisé par la technologie, tandis que l’Eurostoxx 600 a progressé de 1,2 %. Le Nikkei a reculé de 8,1 % et le MSCI Emerging Markets de 3,3 %. Les rendements souverains ont fortement remonté, avec un 10 ans américain à 4,71 % et un 10 ans allemand à 3,17 % en fin de mois. Les spreads de crédit européens sont restés globalement stables, et l’or a terminé le mois quasiment inchangé.
A noter :
Une étude publiée fin mai dans la revue Geophysical Research Letters avance que les arbres plantés par l'homme affichent une croissance supérieure à celle des forêts naturelles. Les arbres plantés affichent une croissance de 66% plus rapide que les bois naturels. Plusieurs facteurs d'explication sont pointés, comme le choix des espèces ensemencées (souvent des eucalyptus ou des peupliers qui grandissent rapidement) ou la gestion active dont bénéficient les végétaux reboisés. Selon les scientifiques, les arbres issus du reboisement réagissent plus fortement à l'augmentation du dioxyde de carbone atmosphérique. (Depuis 1978, l'Empire du Milieu a planté 66 milliards d'arbres. Quelque 34 milliards supplémentaires seront reboisés d'ici 2050).
Bilan des principales positions du mois :
Sur le mois, le fonds affiche une performance en léger retrait face à celle de l’indice de référence.
Nous notons un effet sectoriel négatif, avec pourtant une bonne contribution des Service de communication et Consommation discrétionnaire mais négative dans les secteurs Energie et Technologie.
La principale source de sous-performance a été le rebond du secteur énergie, auquel le fonds est structurellement non exposé compte tenu de son positionnement biodiversité, pour un impact estimé à environ -0,40%. À cela s’est ajoutée la correction des valeurs liées aux semi-conducteurs et à la chaîne d’investissement technologique, qui ont figuré parmi les principaux détracteurs du mois : malgré des allégements déjà réalisés en amont, le mouvement de normalisation des anticipations de capex et l’arrêt des révisions haussières sur certains acteurs, dans un contexte de forte baisse du facteur momentum, ont pesé sur la performance.
L'effet pays fut quant à lui positif, notamment avec une bonne contribution en Asie et Amérique du Nord mais négative en Europe.
Nous observons également un effet neutre de notre facteur blend, avec une contribution autour de -0.01%, et dans le même temps notons un effet négatif de notre facteur défensif affichant une contribution de -0.23%.
L'effet taille de capitalisation a été positif, et celui lié à l'exclusion Biodiversité a été positif.
Sur la période sous revue, nous étions surpondérés sur le facteur Environnement et souspondérés sur le facteur défensif.
Au niveau des valeurs, nous retrouvons de très bons contributeurs à la performance comme Tesla Inc (UW, -26.5%), Autodesk, (OW, 19.7%), Central Japan Railway Company (OW, 16.6%), NetApp, (OW, 15%).
A l'opposé, les valeurs suivantes nous ont pénalisés: Applied Materials, (OW, -30.2%), Lam Research (OW, -32.8%), Amazon.com, (UW, 13.2%), Microsoft (UW, 23.8%).
La sélection de titres dans les logiciels a apporté un soutien notable, avec le rebond d’Autodesk, détenue, qui a surtout reflété un rattrapage après l’épisode de stress lié aux craintes de substitution par l’IA sur le segment software ; des initiations de couverture à l’Achat ont également pu contribuer au mouvement. NetApp a rebondi dans une dynamique comparable. Le Japon a aussi contribué positivement via Central Japan Railway, dont la hausse s’apparente davantage à un rebond technique qu’à un effet de publication, celle-ci étant intervenue le 31, en dehors de la période réellement reflétée par les cours. Les expositions « solutions biodiversité » ont été plus neutres, notamment sur Xylem, sans catalyseur spécifique identifié sur le mois.
Perspectives pour le mois suivant :
L’environnement de marché devrait rester dominé à court terme par la volatilité géopolitique et l’incertitude entourant l’évolution des prix du pétrole. Le principal risque demeure une persistance de cours du brut élevés, susceptible d’alimenter temporairement l’inflation et de retarder l’assouplissement monétaire. Aux États-Unis, la prudence reste de mise en raison de valorisations élevées, d’une concentration excessive du marché et d’un risque de déception sur les résultats ou les perspectives. Le thème de l’intelligence artificielle reste porteur, mais son moteur s’élargit progressivement au-delà des semi-conducteurs, vers l’infrastructure, l’électricité, les applications et les chaînes de valeur adjacentes. L’Europe apparaît en revanche plus attractive, avec un potentiel de revalorisation en cas d’amélioration macroéconomique et de matérialisation des réformes et investissements annoncés. Les secteurs financiers, industriels, utilities et certaines valeurs de qualité semblent mieux positionnés. Le Japon conserve également un profil favorable, soutenu par des valorisations raisonnables et des fondamentaux solides.
Nous conservons une approche disciplinée centrée sur des entreprises apportant des solutions aux enjeux de biodiversité, tout en assumant des biais structurels (pas d'énergie, sous-pondération de certaines méga-caps) susceptibles de créer de l’écart relatif lors des rotations de style.