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Au coeur de notre offre... Gestion quantitative actions

Gérant quantitatif depuis plus de trente ans et directeur de la gestion quantitative actions de CPRAM depuis 2005, Cyrille Collet dirige une équipe expérimentée de six gérants qui pilote des stratégies sur l’ensemble des zones géographiques. Fondée sur un modèle propriétaire développé en interne, cette expertise associe rigueur de modélisation, discipline d’exécution et capacité d’adaptation aux évolutions de marché. Pour vous, il revient sur les spécificités de cette approche, la place du jugement humain, l’intégration des enjeux ESG et la manière dont cette gestion répond aux besoins des investisseurs.

Publié le 03 novembre 2026

Pouvez-vous présenter l’approche de gestion quantitative actions de CPRAM ?

La gestion quantitative actions de CPRAM repose sur un processus d’investissement systématique, fondé sur l’exploitation de modèles mathématiques et statistiques pour analyser les marchés, identifier des opportunités d’investissement et contribuer à la prise de décision. Contrairement à la gestion fondamentale traditionnelle, centrée sur un nombre restreint de sociétés, notre approche s’appuie sur un univers mondial de plus de 8 000 titres cotés. L’enjeu n’est pas seulement de couvrir un large univers, mais d’être capable de qualifier chaque titre au quotidien à partir de critères financiers, comptables, de marché et de données de consensus, puis de combiner ces informations pour construire nos facteurs et nos modèles multifactoriels.

L’objectif n’est pas de faire reposer la création de valeur sur quelques convictions isolées, mais sur la capacité à détecter de manière régulière des opportunités de marché et à les exploiter avec méthode et discipline. Cette approche permet d’intervenir sur l’ensemble des zones géographiques et de s’adapter à des univers d’investissement variés, quelles que soient les contraintes définies, qu’elles soient financières ou extra-financières.

La gestion quantitative constitue ainsi une approche complémentaire aux gestions actives fondamentales comme aux gestions passives. Elle peut répondre à différents objectifs de gestion, qu’il s’agisse de performance relative ou absolue, tout en offrant un cadre méthodologique lisible, reproductible et maîtrisé.

En quoi l'approche quantitative de CPRAM est-elle spécifique ?

L’une des spécificités majeures de notre gestion quantitative réside dans l’existence d’un modèle propriétaire développé en interne, fruit d’un travail conjoint entre l’équipe de gestion et la recherche, et consolidé depuis près de vingt-cinq ans. Notre philosophie d’investissement repose sur la conviction que certains facteurs financiers expliquent la performance des marchés actions à long terme, mais que leur efficacité varie selon les cycles de marché.

Notre modèle commence donc par l’identification du régime de marché, que nous qualifions de stressé ou non stressé. Pour cela, nous analysons les tendances observées sur les marchés actions et crédit, à travers l’évolution des prix historiques des actions, les spreads de crédit ainsi que la définition statistiques des régimes de volatilité. Cette lecture nous permet d’adapter le portefeuille au contexte de marché.

Selon le régime identifié, nous appliquons automatiquement une combinaison de facteurs adaptée. En période de marché non stressé, le modèle privilégie un positionnement plus offensif, afin de tirer parti d’inefficiences de marché liées notamment à la valorisation ou à la croissance des résultats. En période de marché stressé, l’approche devient plus défensive, avec une sélection orientée vers des actions moins volatiles avec un bilan plus solide, afin de chercher à limiter les phases de repli.

Cette démarche repose sur des règles claires, lisibles et auditables. Les portefeuilles modèles sont testés sur différentes périodes et sur l’ensemble des marchés mondiaux, chacun présentant ses propres caractéristiques. La robustesse du modèle constitue à cet égard un élément central de notre approche.

Quelle place accordez-vous au jugement humain, à l’innovation et à l’intégration des critères ESG ?

Le jugement humain occupe une place essentielle dans notre dispositif. Si l’application du processus d’investissement est systématique, sa conception, son évolution et son contrôle reposent sur le travail de l’équipe de gestion. La définition des régimes de marché et l’estimation du potentiel de chaque titre sont ainsi régulièrement réévaluées. Notre approche a par exemple évolué en 2024 avec l’intégration d’un signal statistique quotidien plus réactif dans la détection des régimes de marché.

L’innovation fait également partie intégrante de notre façon de gérer. L’essor de l’intelligence artificielle s’inscrit dans un environnement informationnel que nous intégrons progressivement via les anticipations de marché et les estimations envoyées au consensus par les analystes. À ce titre, elle peut influencer indirectement les calculs d’espérance de gain sur les valeurs de notre univers d’investissement, au même titre que d’autres grands déterminants macroéconomiques.

Les enjeux ESG sont, eux aussi, pleinement intégrables à une approche quantitative, à condition de disposer de données robustes et d’une méthodologie rigoureuse. Nous nous appuyons sur l’expertise d’Amundi en matière d’investissement responsable, et sur une méthodologie de notation propriétaire combinant dimensions quantitatives et qualitatives.

Concrètement, l’intégration ESG peut intervenir à deux niveaux. Au niveau des titres, à travers des exclusions normatives, sectorielles ou ciblant les émetteurs les moins bien notés. Au niveau du portefeuille, à travers des objectifs d’amélioration selon les stratégies, qu’il s’agisse de note ESG, de biodiversité ou d’intensité carbone. Dans le cadre des mandats, d’autres contraintes extra-financières peuvent également être prises en compte, notamment sur des dimensions éthiques ou liées à la charia.

En quoi cette expertise répond-elle aux besoins des investisseurs ?

Dans un environnement de marché exigeant, les investisseurs recherchent des solutions robustes, transparentes et maîtrisées en risque. La gestion quantitative répond à ces attentes en apportant une forte objectivité dans les décisions d’investissement, une méthodologie claire et une grande reproductibilité du processus. Elle permet également de proposer des stratégies à coûts maîtrisés, adaptées à des objectifs variés et à des contraintes d’investissement parfois très spécifiques.

Cette approche constitue aussi un outil de diversification pertinent au sein d’une allocation globale, en complément des gestions discrétionnaires et passives. Elle peut être mobilisée sur des problématiques très diverses, qu’il s’agisse de contraintes de tracking-error, de volatilité, de rotation, de liquidité, de zone géographique d’investissement ou encore d’intégration de critères ESG, ISR, biodiversité, éthiques ou charia.

Notre capacité à répondre à ces besoins s’appuie sur plusieurs atouts durables : une équipe stable et expérimentée, avec plus de vingt ans de collaboration entre la plupart de ses membres ; une double expertise en recherche et en gestion de portefeuille ; des outils propriétaires développés en interne ; et l’appui des ressources d’Amundi, notamment en matière de données ESG et de support opérationnel.

Cette expertise se traduit aujourd’hui par la gestion d’une gamme de fonds ouverts ainsi que de plus de 25 mandats et fonds dédiés, illustrant notre capacité à accompagner des besoins variés, en particulier ceux des investisseurs institutionnels en France comme à l’international. À fin Septembre 2026, les encours gérés dans cette expertise s’élevaient à plus de 22 milliards d’euros.

Avertissement 
Propos recueillis le 16/10/2026. Les commentaires, estimations, points de vue, analyses et projections sur les marchés et leurs évolutions reflètent l’opinion de CPRAM à la date de publication, et n’engagent pas la responsabilité de la société. Les informations fournies n’ont aucune valeur contractuelle, et ne constituent ni conseil ni recommandation en investissement, à l’achat ou à la vente. Elles sont basées sur des sources considérées fiables par CPRAM, ce qui ne garantit pas leur exactitude, pertinence, ou exhaustivité. Cette publication ne peut être reproduite, en totalité ou en partie, ou communiquée à des tiers sans l’autorisation préalable de CPRAM. Sous réserve du respect de ses obligations, CPRAM ne pourra être tenu responsable des conséquences financières ou de quelque nature que ce soit résultant de l’investissement.

Pour plus de détails sur les risques, la politique d’investissement, les coûts, les frais annexes et autres dépenses, veuillez-vous référer au Prospectus et au DIC PRIIPS.

Le fonds est principalement exposé au risque de perte en capital, risque de surexposition recherché, risque de crédit, risque de change, risque de taux et de marché, risque de baisse / hausse de l’inflation, risque d’arbitrage, risque lié aux investissements sur des pays émergents, risque lié à la volatilité, risque de liquidité, risque de contrepartie, risque de liquidité lié aux cessions et acquisitions temporaires de titres et/ou contrats d’échange sur rendement global (TRS), et de risque discrétionnaire. 
Rien ne garantit que les professionnels actuellement employés par CPRAM continueront à l’être ou que les performances ou succès passés d’un collaborateur servent d’indicateur des performances ou succès futurs de celui-ci. 


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